Le deuxième panel de l’atelier national de la mise en oeuvre des écoles doctorales en RDC a fait un tour d’horizon des expériences.

Il a réuni en une diversité de têtes pensantes issues des universités congolaises qui se sont focalisés autour sur l’évaluation de l’existant : tour d’horizon des expériences de la formation doctorale en RDC.

Le mercredi 10 décembre 2025, dans la salle Muteta de la faculté de médecine de l’Université de Lubumbashi, ces savants ont mis à contribution leurs pensées, pour apporter des idées novatrices dans des échanges riches et profonds autour du clientélisme, de la corruption et du tribalisme.

Dans ce groupe, on a enregistré des communications orientées exclusivement sur cette problématique liée à l’évaluation, en vue d’y ressortir les forces et les faiblesses du parcours doctoral. Sur ce répertoire d’exposés magistraux, figuraient les Professeurs Jean-Marie Dikanga Kazadi, Ildephonse Tshinyama Kadima, Albert Mwembo, William Kabeya Badiambuji, Mulaji Kyela,  Yumba, et la professeure Yandju Dembo Marie-Claire.

Ces experts ont, chacun selon sa spécialité, produit une liste de portée évaluative qui touche tous les aspects de cette question.

Sur ce relevé, les constats liés à la question du profil des encadreurs, au clientélisme, à la politisation des thèses, au tribalisme,  à la corruption ont été évoqués.

Les participants ont aussi relevé la problématique de l’anarchie dans l’organisation de la formation doctorale et parcours, y compris le déficit de la qualité, de la rigueur, de la transparence et d’intégrité.

Dans cette énumération de plus de 15 points, se trouve aussi les questions de compétence entre la faculté et le département, celles liées à la capitalisation des ressources, aux conditions d’admission à la formation doctorale et aux grilles d’évaluation.

Ces enseignants des universités ont aussi constaté l’existence d’un dysfonctionnement dans l’octroi du diplôme de docteur et le risque de convertir le diplôme d’études approfondies en école doctorale.

Pendant les échanges, le Professeur Albert Mwembo a proposé la suppression de la mention après évaluation d’une thèse et la valorisation des crédits. Ainsi, ce deuxième panel, en posant un diagnostic lucide de la formation doctorale en RDC, a rappelé qu’aucune réforme durable ne peut s’enraciner sans rigueur.

Beni Rashidi/Cellcom UNILU