L’Université de Lubumbashi s’apprête à accueillir la toute première femme docteur à thèse entièrement formée au sein de la Faculté Polytechnique. Il s’agit de Madame Stéphanie Moloverya Kavugho.
Elle soutiendra publiquement ses travaux de doctorat le mercredi 27 mai 2026 à 10h30, à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
Sa thèse, qui s’inscrit au cœur des technologies de pointe de l’industrie moderne, s’intitule : « Surveillance et diagnostic des moteurs asynchrones par analyse des signatures électriques : Apport du jumeau numérique»
Cette recherche de haut niveau a été menée dans le cadre d’une cotutelle entre l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’Université de Lubumbashi. Elle a été codirigée par le Prof. Lanto Rasofondraibe (Laboratoire Crestic, Université de Reims Champagne-Ardenne , URCA, France) et le Prof. Bovic Kilundu Y’Ebondo (Institut Supérieur des Techniques Appliquées de Kinshasa, ISTA, RDC). L’encadrement a été assuré par le Prof. Xavier Chiementin (Laboratoire ITHEMM, URCA) et le Prof. Gauthier Ngandu Kalala, actuel chef de département Électromécanique (Polytech UNILU).
Pour mener à bien ses recherches, la future docteure a bénéficié de la prestigieuse bourse France Excellence, financée par l’Ambassade de France en RDC.
Au cœur de la Maintenance 4.0 : L’apport de la chercheuse
Les travaux de Stéphanie Moloverya s’attaquent à un défi majeur de la quatrième révolution industrielle : la fiabilité des systèmes industriels grâce au diagnostic intelligent. Face au manque de données historiques pour entraîner les algorithmes, elle a développé une méthodologie innovante assistée par jumeau numérique.
En réussissant à modéliser de façon rapide et précise les interactions électromagnétiques et mécaniques d’un moteur, ses recherches ont permis d’identifier des indicateurs inédits dans la littérature scientifique. Les résultats sont majeurs : l’intégration de ses modèles réduit l’erreur globale de diagnostic à seulement 4,0 %. Plus encore, son approche hybride (combinant données simulées et historiques) permet d’atteindre un taux d’efficacité de classification des pannes de 98,7 %.
Ce modèle multiphysique « léger » et précis ouvre la voie à une intégration concrète et efficace du jumeau numérique dans les usines de demain.
Une fierté institutionnelle pour les 70 ans de l’UNILU
Au-delà de la portée scientifique de ces résultats, c’est la trajectoire de Stéphanie Moloverya qui force l’admiration. Entrée par la grande porte en préparatoire à la Faculté Polytechnique de Lubumbashi, elle y a franchi toutes les étapes : le Master, et aujourd’hui le Doctorat.
Pour l’UNILU, qui fête ses sept décennies d’histoire, ce couronnement est la preuve que l’université congolaise non seulement forme des ingénieurs d’exception, mais qu’elle est désormais un terreau fertile pour la recherche doctorale féminine au plus haut niveau international.
La communauté académique de l’UNILU et de la Faculté Polytechnique a les yeux tournés vers Reims, fière de voir l’un de ses plus purs produits s’apprêter à porter le titre de Docteur.

Madame Stéphanie MOLOVERYA
Date et heure : Mercredi 27 mai 2026 à 10h30
Lieu : Salle Amphi Y3, IUT de Reims-Châlons-Charleville (6 rue Damide, 51100 Reims, France)
École doctorale : MPSNI (Mathématiques, Physique, Sciences du Numérique et de l’Ingénieur)
Spécialité : Automatique, Signal, Productique, Robotique
Établissement principal : Université de Reims Champagne-Ardenne (Unité de recherche UR 3804 – Centre de Recherches en STIC)
Etablissement de formation : Université de Lubumbashi, faculté Polytechnique, Departement d’Électromécanique.



