Deux jours de réflexion soutenue et de débats sans fioritures, le personnel académique congolais a trouvé des pistes de solution pour conformer les écoles doctorales congolaises à l’idéal fixé par les textes réglementaires en vigueur.

La cérémonie de clôture de l’atelier sur la mise en œuvre des écoles doctorales en RDC a eu lieu ce 11 décembre dans la salle Mgr Tshibangu Tshishiku de l’Université de Lubumbashi(UNILU).

En cohérence avec la vision nationale de modernisation du système doctoral et de structuration de la recherche scientifique en RDC, ces assises avaient pour objectif de doter la RDC d’un dispositif doctoral rigoureux, crédible et compétitif, conformément à l’Arrêté n°134 du 21 octobre 2025. Et Cette étape marque une page historique de la RDC, tel que l’a souligné le Professeur Gilbert Kishiba, Recteur de l’UNILU.

Pour S.E Marie-Thérèse Sombo Ayane, Ministre de l’ESURSI, cet atelier a confirmé que la réforme doctorale est à la fois institutionnelle, scientifique, organisationnelle et culturelle. Elle appelle à un changement profond des mentalités et des pratiques, ainsi qu’un renforcement des structures et des processus d’assurance-qualité. La prochaine étape est décisive : la mise en œuvre sans complaisance.

Exhortant toutes les parties prenantes à s’impliquer pour la réussite de la mise en œuvre des écoles doctorales en RDC, le Professeur Maalu Bungi, Président du Conseil d’Administration des Universités de la RDC, a fait remarquer que cette réussite est fonction de l’engagement de chacun à donner le meilleur de lui-même pour garantir une mise en oeuvre conforme aux dispositions pertinentes de l’Arrêté n°134 du 21 octobre 2025.

Les discussions et analyses menées pendant ces deux journées ont fait émergé des recommandations qui constitueront la feuille de route pour l’opérationnalisation de l’Arrêté 134.

Recommandations de l’atelier

1. Le déploiement de la Commission Nationale de pilotage des Ecoles doctorales dans toutes les conférences provinciales pour assurer la vulgarisation et encourager l’appropriation de  l’Arrêté 134 ;
2. La création un fichier national de tous les inscrits en pipe-line en DES/DEA, afin d’éviter des nouvelles inscriptions ;
3. L’accès au Fonds National de la Recherche aux Ecoles doctorales et à l’ANAQ-ESURSI ;
4. Un chronogramme de mise en œuvre de l’Ecole doctorale, en vue de préparer les procédures administratives et les formalités académiques préalables au démarrage ;
5. L’initiation au niveau de chaque école doctorale des études de marché de l’emploi pour l’élaboration des curricula en vue de l’insertion professionnelle des docteurs ;
6. L’organisation de la formation des formateurs en pédagogie universitaire numérique ;
7. La formation des encadrants et des encadrés des thèses sur l’intelligence artificielle et sur les nombreuses opportunités qu’elle offre ;
8. L’élaboration d’une charte d’utilisation de l’intelligence artificielle dans les universités et Ecoles doctorales congolaises ;
9. La publication de la liste des revues indexées des universités et centres de recherche congolais;
10. La création d’un fichier national des thèses de doctorat et la mise en ligne des thèses pour prévenir contre le plagiat ;
11. La quantification des frais à allouer aux apprenants en doctorat pour leur permettre de faire face aux dépenses liées à la recherche et à la rédaction de la thèse.

Josiane Kanginzila / Cellcom UNILU