Après le lancement de l’atelier sur la « Mise en œuvre des écoles doctorales en RDC » depuis la salle Monseigneur Tshibangu Tshishiku de l’Université de Lubumbashi, ce mercredi 10 décembre 2025, les académiques venus de toute la République Démocratique du Congo se sont retrouvés en panel dans la salle Professeur Muteta de la Faculté de Médecine.
Comment le système doctoral s’est-il construit ? Comment évolue-t-il ? Comment doit-il fonctionner pour garantir la qualité scientifique, la crédibilité des diplômes et la conformité aux standards internationaux ?
Ces questions, conçues par le Professeur Ekolo Adiaka John, Vice-président de la Commission Doctorale et Conseiller de la Ministre de l’ESURSI, ont fait l’objet d’une réflexion au cours de ce premier panel fondamentalement basé sur la compréhension du cadre juridique et réglementaire de l’organisation de l’école doctorale en RDC.
Le Professeur a rappelé que la réforme de l’école doctorale portée par l’Arrêté numéro 134 marque un tournant décisif dans l’histoire de la recherche scientifique en RDC. Celle-ci vise la crédibilité des diplômes, la rigueur méthodologique, l’intégrité scientifique et l’alignement international des universités congolaises.
Cependant, a-t-il ajouté, cette réforme ne deviendra effective que si chaque établissement, chaque encadrant et chaque doctorant s’approprient pleinement les textes qui la fondent.
Le Professeur Pangadjanga O. Kakese Barthélémy, en ce qui le concerne, a passé en revue l’historique de l’école doctorale en RDC de 1971 à ce jour. Il a rappelé que le PADEM, institué en 2004, n’a pas eu d’impact significatif sur l’organisation du troisième cycle.
Ce programme a, en outre, été critiqué pour avoir minimisé la portée de la réforme de la formation de l’époque, notamment en raison de la réduction du nombre de cours proposée. Au contraire il a eu le mérite de se moderniser en introduisant quelques enseignements qui devenaient nécéssaires en introduisant l’informatique générale, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les neurosciences et bien d’autres.
Le Professeur Otemikongo Mandefu a dénoncé le dysfonctionnement observé dans les institutions d’enseignement supérieur non éligibles d’organiser le troisième cycle.
Au Professeur Ipo Abelela d’ajouter, que la structure de l’école doctorale n’est pas uniforme. On observe différents types d’écoles doctorales : interfacultaires, interuniversitaires, et interdisciplinaires. Il est essentiel de bien comprendre ces configurations pour appréhender notre contexte spécifique.
De ce fait, ces travaux ont eu pour mission de régler le secteur d’enseignement supérieur et universitaires en RDC. Il a aussi proposé d’incorporer l’école doctorale dans la loi portant organisation et fonctionnement des organes d’administration de l’enseignement supérieur.
Ce premier panel a permis de passer en revue tous les instruments qui réglementent le sous secteur. Certes, l’arsenal des instruments juridiques ad-hoc ont actuellement comme épicentre l’arrêté 137 et l’instruction académique 027, dans le contexte actuel d’abandon du Programme d’appui au développement de l’enseignement de l’enseignement et de la modernisation (PADEM) au profit du système LMD.
Patient Kisaba / Cellcom UNILU
