L’Université de Lubumbashi a accueilli, mardi 29 avril 2026, la conférence sur les conflits , les génocides, le Genocost ; et la présentation du programme de subventions et de bourses destiné à soutenir les recherches académiques sur les génocides commis en RDC.

Placée sous le haut patronage du ministère de l’ESURSI, en partenariat avec l’organisation CIA-VAR et le FONAREV, cette rencontre scientifique s’est tenue autour du thème : « De l’appropriation du concept de Genocost ».

À cette occasion, le vice-président de la Conférence des chefs d’établissements d’enseignement supérieur et universitaire du Haut-Katanga, s’exprimant au nom de son président, le Recteur de l’UNILU, le Professeur Gilbert Kishiba, a salué la pertinence du sujet abordé. Il a invité les participants à s’approprier ce débat en lien direct avec les réalités de leur société :

« C’est une question qui touche à notre destin commun. Elle renvoie au devoir de mémoire et au respect envers celles et ceux dont la vie a été fauchée innocemment par des groupes armés instrumentalisés pour des intérêts économiques. Nous ne devons pas attendre la reconnaissance extérieure. Il nous revient, en tant que nation, de porter ce combat légitime qui participe au renforcement de notre souveraineté. »

Pour sa part, la Directrice de la CIA-VAR a présenté les actions menées en faveur de la reconnaissance du génocide congolais. Parmi celles-ci figurent des campagnes de sensibilisation dans les universités ainsi que le renforcement des partenariats entre institutions publiques et communauté scientifique. Elle a souligné que ces initiatives visent à promouvoir, par la recherche, la vérité historique et la reconnaissance des tragédies vécues par les populations congolaises, tout en mobilisant les intelligences nationales au service de la justice, de la mémoire et d’une paix durable.

La ministre de l’ESURSI, Pr Dr Marie-Thérèse Ayane Sombo, s’est fait représenter par son conseiller chargé des projets, le Professeur Franck Otete. À travers ce dernier, elle a rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale visant à reconstruire, préserver et transmettre la mémoire collective, afin de transformer la douleur en connaissance, la connaissance en conscience et la conscience en action.

« Cette conférence s’inscrit dans une orientation visant à éclairer les consciences, à nommer les faits et à préparer la jeunesse à devenir actrice du plaidoyer national pour la reconnaissance, la justice et la réparation. »

Représentant le Comité de gestion de l’UNILU, le Secrétaire général chargé de la recherche, le Professeur Gilbert Malemba Sankila, a souhaité la bienvenue aux participants, composés notamment d’autorités politico-administratives et militaires, ainsi que d’étudiants issus de plusieurs établissements d’enseignement supérieur de la ville.

« Cette rencontre scientifique, consacrée à des thématiques sensibles liées aux conflits, notamment le génocide et le concept émergent de Genocost, s’inscrit dans une dynamique de promotion d’une recherche engagée, critique et ancrée dans les réalités de notre pays. Les conflits armés et les violences de masse constituent des défis majeurs pour nos sociétés. Leur compréhension exige une approche multidisciplinaire, rigoureuse et responsable. À travers ces assises, nous ambitionnons non seulement d’analyser ces phénomènes, mais aussi de susciter une prise de conscience et d’encourager la production de savoirs utiles à la prévention des conflits et à la promotion de la paix. »

Après les allocutions officielles, la seconde partie de la conférence a été consacrée aux exposés. Plusieurs intervenants, dont le Professeur Junior Mumbala Abelungu, ont animé des communications interactives. Ces échanges ont donné lieu à des discussions enrichissantes entre panelistes et participants.

Cellcom UNILU