
Saviez-vous que le bassin du Congo constitue le deuxième plus grand bassin versant au monde après l’Amazonie, tout en abritant l’un des plus vastes réservoirs aquatiques et écologiques de la planète ? Étendu sur plus de 3,7 millions de km², ce gigantesque réseau hydrographique dominé par le fleuve Congo joue un rôle vital dans la régulation des cycles de l’eau, la préservation de la biodiversité et la sécurité alimentaire de millions de personnes. Avec près de 700 espèces de poissons recensées, le bassin du Congo représente aujourd’hui un enjeu scientifique, environnemental et économique majeur à l’échelle mondiale.
C’est dans cette perspective que l’école de Pêche et Aquaculture de l’UNILU organise un Symposium international placé sous le thème : « De la souveraineté alimentaire à la connectivité aquatique : défis et gouvernance des ressources halieutiques dans le bassin du Congo face aux pressions anthropiques ». La session d’ouverture a eu lieu ce 22 mai dans la salle Mgr Tshibangu Tshishiku, située dans l’enceinte du building administratif.
Chercheurs, experts, décideurs publics, acteurs industriels et représentants de la société civile se sont réunis autour d’un même objectif : réfléchir collectivement aux défis liés à la gestion durable des ressources halieutiques et à la souveraineté alimentaire dans le bassin du Congo, l’un des plus importants réservoirs aquatiques et écologiques du monde.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur général de l’École de Pêche et Aquaculture, le Professeur Bauchet Katemo Manda, a salué la présence des participants venus de divers horizons scientifiques et institutionnels. Il a exprimé le souhait que ces assises constituent un véritable espace d’enrichissement mutuel et de renforcement des compétences dans le domaine halieutique.
Prenant la parole à son tour, le Recteur de l’Université de Lubumbashi, le Professeur Ordinaire Gilbert Kishiba Fitula, a mis en avant la portée stratégique de cette rencontre scientifique, à la croisée de la coopération internationale, de la recherche et des enjeux de développement durable.
« En inscrivant vos réflexions sur les thématiques cruciales de la sécurité alimentaire, de la gestion des ressources halieutiques, des défis liés aux ressources minières et de la gouvernance dans le bassin du Congo, vous placez l’UNILU au cœur des débats écologiques et socio-économiques majeurs de notre siècle », a-t-il déclaré.
Le Recteur a également souligné la vocation citoyenne de l’Université de Lubumbashi, appelée à rapprocher la science des réalités sociales et des politiques publiques.
« Ce forum est l’exemple parfait de cette université citoyenne que nous bâtissons jour après jour : un espace scientifique où chercheurs, décideurs politiques, acteurs de la société civile et opérateurs industriels se rencontrent pour co-construire des solutions concrètes », a affirmé le Professeur Kishiba Fitula.
Dans cette dynamique, il a exprimé le vœu de voir les recommandations issues des travaux influencer durablement les politiques publiques et les pratiques industrielles dans l’ensemble du bassin du Congo.
Au cours de cette première journée, dix communications scientifiques ont rythmé les échanges autour de deux grands axes : la politique nationale et l’indépendance alimentaire, ainsi que la dynamique des populations aquatiques et la gestion durable des stocks halieutiques face aux pressions anthropiques.
Les discussions portent notamment sur l’état de la disponibilité des poissons au Congo, les perspectives d’une souveraineté alimentaire durable, la productivité des bassins aquatiques ainsi que les méthodes de gestion responsables des ressources face aux défis environnementaux et humains.
Cellcom UNILU
