Dans l’univers stratégique du cobalt, où chaque avancée scientifique peut transformer l’industrie minière mondiale, un chercheur de l’Université de Lubumbashi vient de franchir une étape remarquable.

Michael KABANGU NGOIE, de la Faculté Polytechnique de l’UNILU, est au cœur d’une innovation majeure en hydrométallurgie du cobalt, fruit d’une collaboration scientifique entre l’Université de Lubumbashi et le Central South University.

Ses travaux ont abouti à un procédé innovant combinant l’utilisation des ultrasons à la précipitation par oxyde de magnésium actif (MgO), permettant d’améliorer significativement la qualité de l’hydroxyde mixte de cobalt (MHP). Les résultats obtenus sont particulièrement impressionnants : une réduction de la teneur en magnésium jusqu’à 0,3 % et un taux de récupération du cobalt atteignant 99 %.

Une avancée scientifique suffisamment importante pour faire l’objet d’un brevet international enregistré sous la référence CN118529784A.
Cette découverte a également été publiée dans une revue scientifique de référence à l’échelle internationale : Application of Ultrasonic in the Removal of Magnesium Impurity During Cobalt Precipitation by Active Magnesia, dans Mining, Metallurgy & Exploration (https://patents.google.com/patent/CN118529784A/en?oq=CN118529784A). Elle confirme ainsi la portée académique et industrielle de cette recherche menée au croisement de la science, de l’innovation et des enjeux stratégiques liés aux minerais critiques.

Au cœur de cette innovation se trouve l’utilisation de molécules bipolaires destinées à optimiser les performances de suspension de la boue lors du processus de précipitation. Selon les conclusions de l’étude, cette approche améliore la probabilité de réaction entre l’oxyde de magnésium actif et les ions cobalt, tout en influençant positivement la cristallisation de l’hydroxyde de cobalt. Résultat : une meilleure préparation de l’hydroxyde de cobalt brut et une amélioration notable de la qualité finale du produit.

Les recherches de Michael KABANGU NGOIE ouvrent ainsi de nouvelles perspectives dans le domaine de la technologie hydrométallurgique appliquée aux résidus d’extraction cuivre-cobalt. D’après les conclusions de l’étude, aucun rapport scientifique n’avait jusque-là démontré l’utilisation de molécules bipolaires pour réduire les impuretés de magnésium dans l’hydroxyde brut de cobalt afin d’augmenter simultanément la qualité et le rendement de récupération du cobalt.

Cette avancée illustre également le potentiel scientifique de la RDC, particulièrement de l’UNILU, située au cœur de la ceinture cupro-cobaltifère africaine. Elle témoigne du dynamisme de la recherche congolaise et du rôle croissant de l’Université de Lubumbashi dans la production de solutions scientifiques innovantes répondant aux défis industriels mondiaux.

Cellcom UNILU