Organisée dans le cadre des journées scientifiques de l’École de Pêche et Aquaculture (EPA), la session consacrée à la dynamique des populations aquatiques et à la gestion durable des ressources halieutiques a réuni, dans la salle Mgr Tshibangu Tshishiku de l’Université de Lubumbashi, plusieurs chercheurs dont les travaux portent principalement sur les écosystèmes aquatiques du Katanga et du Lualaba.

Au cœur des échanges de cette session tenue le 22 mai : l’impact croissant des activités humaines sur les cours d’eau, les poissons et la sécurité alimentaire des populations.

Quatre intervenants se sont succédé pour présenter les résultats de leurs recherches scientifiques. Tous ont mis en évidence les effets préoccupants de la pollution environnementale sur les ressources aquatiques et les communautés riveraines.

Le Professeur Célestin Banza Lubaba a abordé les conséquences sanitaires de l’exploitation minière en République démocratique du Congo. À travers ses travaux, il a démontré que la pollution liée aux activités minières expose les populations à de nouvelles pathologies environnementales, devenues un véritable enjeu de santé publique.

De son côté, le Professeur Michel Mpundu a alerté sur les risques que représente la consommation de poissons contaminés pêchés dans plusieurs cours d’eau du Katanga. Selon lui, cette situation menace progressivement la sécurité alimentaire dans la région.

Le Chef de travaux Paul Didi Mpoyo a, quant à lui, présenté des données sur la contamination chimique des cours d’eau de Kipushi par les sédiments miniers, mettant en lumière les effets persistants des rejets industriels sur les écosystèmes aquatiques.

Intervenant également au cours de cette session, le Chef de travaux Paulin Kalomo a souligné les conséquences écologiques de la pollution des eaux, notamment sur les poissons migrateurs dont certaines espèces deviennent de plus en plus rares dans plusieurs rivières de la région.

À l’issue des échanges, les intervenants ont appelé à une prise de conscience collective en faveur d’une exploitation plus rationnelle des ressources naturelles. Les chercheurs ont insisté sur la nécessité de renforcer les politiques de protection environnementale afin de préserver durablement les écosystèmes aquatiques du bassin du Congo.

Cellcom UNILU