Le mercredi 22 avril 2026, la commune de Sakania, située à environ 300 kilomètres de Lubumbashi, a accueilli une importante activité scientifique et communautaire consacrée à la biodiversité et au changement climatique. À travers cette initiative, Université de Lubumbashi, en partenariat avec le programme VLIR-UOS et l’Université de Gand, a renforcé son engagement en faveur de la recherche appliquée et de la conservation des écosystèmes.
Conduite par le Recteur de l’UNILU, la délégation universitaire a réuni chercheurs, autorités administratives, chefs coutumiers, représentants de la société civile, acteurs économiques, ainsi que de nombreux élèves et jeunes de la contrée.
Une mobilisation élargie autour de la sensibilisation
La première phase de l’activité a été consacrée à la sensibilisation des communautés locales sur les enjeux liés à la préservation de la biodiversité. Étaient notamment présents l’administrateur du territoire, le bourgmestre, le chef de secteur Don Paulin Kambandja, ainsi que des représentants de l’entreprise Frontier.
Les autorités locales ont salué le choix de Sakania comme site d’intervention, tout en appelant la population à accompagner les chercheurs dans leurs travaux. L’accent a été mis sur l’importance de l’appropriation locale des connaissances scientifiques, afin de renforcer l’impact des actions de conservation.
Dans son intervention, le chef de secteur a insisté sur la nécessité de rendre les résultats de la recherche accessibles aux communautés, notamment à travers les langues locales, pour en faciliter la compréhension et l’application.
La science au service de la conservation des écosystèmes
La seconde phase de la journée a été marquée par des présentations scientifiques portant sur la conservation durable des écosystèmes de Miombo. Le Professeur Mujinya Bazirake a présenté le cadre général du projet de recherche, soulignant la complexité des processus de régénération forestière, estimée à plusieurs décennies.
Le Professeur Dries Bonte a, quant à lui, mis en lumière l’importance de la biodiversité dans les équilibres naturels et le bien-être humain, insistant sur une approche de co-création entre chercheurs et communautés.
Le projet Cong’eau, présenté par le Professeur Pascal Boeckx, a porté sur l’étude des dynamiques de l’eau, de l’humidité et des précipitations dans la région, en lien avec la régulation climatique.
Plusieurs travaux de doctorants ont également été présentés, notamment sur le cycle de l’eau dans le bassin du Congo et l’évolution des recherches menées à Sakania.
Dialogue, co-construction et responsabilité locale
Les échanges entre chercheurs et participants ont porté sur les comportements attendus des populations, le rôle des autorités traditionnelles, ainsi que la responsabilité collective dans la protection de l’environnement. L’accent a été mis sur l’importance de l’engagement communautaire dans la conservation des ressources naturelles.
Une immersion sur le terrain
La journée s’est clôturée par une visite de terrain à une tour d’observation installée à environ 30 kilomètres de Sakania. Les chercheurs, accompagnés du Recteur de l’UNILU, des autorités territoriales et coutumières, ont pu constater les efforts engagés dans la surveillance et la préservation de la forêt de Miombo.
Cette infrastructure s’inscrit dans une dynamique de recherche et d’action visant la régénération des écosystèmes et la protection durable de la biodiversité dans la région.
Cellcom UNILU
